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Nelson Mandela, le modèle africain
Sa
personnalité exceptionnelle
et son long et exemplaire
combat pour la dignité humaine
font de Nelson Mandela une
autorité morale de notre
temps pour tous les hommes.
Et pour l’Afrique, plus
particulièrement, ce continent
habitué plutôt aux dictateurs
sanguinaires et aux empereurs
d'opérette, il symbolise
la cause de l'espoir.
Il faut lire, bien sûr,
les mémoires rédigés de
la propre main de “Madiba”
où l’on voit, outre l’épopée
de l’ANC, narrée de l’intérieur
et les capacités de résistance
d’un prisonnier illégitimement
privé de liberté, de quelle
manière les principes pervertis
d’une société peuvent forger
les esprits des victimes
de cette société elle-même.
Je songe à cet étonnant
épisode où Mandela raconte
sa frayeur de constater
que c’est un pilote noir
qui le mènera lors d’un
de ses premiers voyages
à l’intérieur de l’Afrique
: comment imaginer un Africain
aux commandes d’une telle
machine dans un régime ou
même les garagistes noirs
avaient l’interdiction de
toucher au moteur d’une
voiture, limités au nettoyage
du véhicule ou aux petites
réparations annexes ?
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“Le
regard de l’antilope”,
James Gregory, Robert Laffont,
1996.
Tout autant passionnante
est la perception de l’évolution
de l’Afrique du Sud à travers
le regard de James Gregory,
un Sud-Africain blanc qui
fut longtemps le gardien
de prison de Mandela. Etonné
de ne pas découvrir les
fauves qu’on lui avait décrit
lorsqu’il est amené à garder
les “poqos”, ces prisonniers
de couleur “communistes”
sur l’île de la quarantaine,
Robben Island, il décrit,
alternant humour et émotion,
sa lente maturation et prise
de conscience de l’absurdité
du régime de l’apartheid.
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